Handicap : un dispositif pour faciliter la pratique de l’équitation

A Vienne, un ancien champion du monde de canoë-kayak a inventé Hippolib, un module de selle qui permet aux personnes en situation de handicap de faire de l’équitation. A part sa passion pour la navigation, François Durand, 53 ans s’intéresse aussi à la biomécanique et travaille au Centre d’Analyse d’Images et Performance Sportive (CAIPS) du CREPS. Six années de recherches en collaboration avec le CREPS Poitou-Charentes, l’université de Poitiers, le CRITT Sport Loisirs, le CNRS et l’Institut Français du Cheval et de l’Equitation (Ecole Nationale d’Equitation, Haras Nationaux) lui ont permis de confectionner ce module de selle handisport.

Un modèle unique au monde

A part le brevet, Hippolib détient aussi un trophée de l’innovation 2012 délivré au salon du cheval de Paris. D’après son concepteur, l’idée d’une telle selle est née d’une observation de la position de Céline Gerny, cavalière de l’équipe de France de dressage handisport qui avait du mal à synchroniser son centre de gravité avec les phases d’avancement du cheval. Une observation confirmée par son entraîneur, Jean-Franck Girard, écuyer au Cadre Noir et Sophie Biau du département recherche de l’Ecole Nationale d’Equitation. Une longue expertise scientifique a permis de confectionner un module de maintien adapté à tous les modèles de selles et à toutes les morphologies.

Des explications

En détails, Hippolib contient deux parties avant et arrière reliées sous la selle qui sont amovibles pour faciliter l’installation du cavalier handicapé. Il existe aussi des réglages utiles pour adapter le module à la morphologie de son utilisateur. Ce dernier dispose même en option un appui dorsal. Indépendance Royale apprécie surtout l’autonomie, le confort et la sécurité apportée par Hippolib. Ainsi, même les personnes qui ont perdu l’usage des jambes peuvent bien tenir seules sur le cheval et le guider sans assistance.

Des nutriments qui protègent la masse musculaire des personnes âgées

Parue dans la revue Osteoporosis International, une recherche de l’International Osteoporosis Foundation (IOF) Nutrition Working Group, groupe d’experts en nutrition, confirme que les vitamines D et B ainsi que les protéines sont indispensables dans la prévention de la sarcopénie des seniors. A part la masse musculaire, la force et la performance sont également préservés.

La nutrition
Dans le jargon médical, la sarcopénie désigne une perte progressive de la masse musculaire. Un des effets caractéristiques du vieillissement qui augmentent les risques de chute et de perte d’autonomie des aînés. Les fractures et les blessures en sont les signes principaux. En se basant sur les précédentes études internationales sur le sujet, les experts ont réussi à distinguer les facteurs nutritionnels responsables de la perte musculaires et ceux qui sont utiles pour son maintien. Ils rapportent donc les effets bénéfiques des protéines, des nutriments (vitamines D et B) et de l’équilibre acido-basique.

L’activité physique
D’après Jean-Philippe, co-auteur de l’étude et professeur de médecine au service des maladies osseuses, de l’Université de Genève, les exercices physiques à base d’entraînement à la résistance demeurent les meilleurs traitements contre la sarcopénie tandis qu’une alimentation optimale et équilibrée sont aussi importantes pour préserver la masse musculaire et la force physique durant le vieillissement.

Indépendance Royale revient sur les détails : un apport de 1,0 à 1,2 g / kg du poids corporel par jour de protéines pour préserver la santé des muscles squelettiques et la santé osseuse des seniors qui n’ont pas de problèmes d’insuffisance rénale sévère ; une exposition au soleil et un supplément de vitamine D en accord avec le médecin traitant pour optimiser la santé musculo-squelettique ; la vitamine B12 et / ou de l’acide folique pour améliorer la force et la fonction musculaire.

Seniors : des volontaires pour une étude scientifique sur les maladies dégénératives

Avec la hausse de l’espérance de vie et le vieillissement de la population, les scientifiques multiplient les recherches sur les maladies neurodégénératives et espèrent trouver les solutions adaptées pour améliorer la qualité de vie des personnes âgées. C’est le cas de l’Institut de la mémoire et de la Maladie d’Alzheimer (IM2A) et l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), deux branches du CHU La Pitié Salpêtrière de Paris qui recherchent des volontaires de 70 à 85 ans pour une étude de haute envergure consacrée à la détection de la maladie d’Alzheimer.

Une importante base de données

Pour réaliser cette étude, le professeur Bruno Dubois, expert international de la maladie, a besoin de suivre 400 patients de 70 à 85 ans qui ont des problèmes de mémoire mais qui sont tout de même sains et en bonne santé. Ils devront se soumettre à un suivi médical régulier et une série de tests à base de questionnaires, de prélèvements et d’imageries médicales.

Un diagnostic précoce

Le but de cette expérience est de délimiter l’âge de parution de la maladie chez des sujets asymptomatiques et ainsi instaurer les bases d’un diagnostic précoce. En guise de rappel, Indépendance Royale précise que cette étude entre dans le cadre de la nouvelle stratégie mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer qui consiste à traiter les patients le plus tôt possible, ce, avant même l’apparition des tous premiers signes. C’est la méthode approuvée par les spécialistes du monde entier qui amplifient les recherches sur le sujet et les Français sont concernés par cette démarche de l’IM2A et l’ICM. Une cellule est disponible au CHU La Pitié Salpétrière de Paris pour accueillir les volontaires.

Seniors : danser pour stimuler tout le corps

Généralement, les activités dans les résidences pour seniors ne sont pas variées et tournent autour des parties de loto ou de mots mêlés. Indépendance Royale rapporte que dans l’Aisne, les pensionnaires des maisons de retraite de canton de Condé-en-Brie ont pu suivre des ateliers de danse originaux créés pour les aider à redécouvrir leur corps. D’une moyenne d’âge de 70 à 100 ans, les trente-cinq aînés ont suivi des cours de danses particuliers dans la grande salle de l’Établissement d’hébergement de personnes âgées dépendantes (Ehpad) de Barzy-sur-Marne.

Un programme insolite

Ici, il ne s’agit pas de danse de salon mais de véritables mouvements du corps organisés suivant le thème des « sens dans tous leurs états ». D’après la formatrice Bérénice Legrand, danseuse de la compagnie Association d’individus en mouvement engagés (AIME), les suivis collectifs et individuels ont permis de prouver aux seniors qu’ils peuvent encore faire des prouesses malgré la vieillesse. De son côté, Adeline Santilli, animatrice au centre intercommunal d’action sociale de Condé confirme que les participant se sont surpassés en accomplissant des choses extraordinaires.

Encore plus de contact

Pour plus d’échanges, Bérénice Legrand s’est également invitée dans les chambres des personnes âgées pour recréer un « cocon » et les « rencontrer dans leur intimité » grâce à la danse, les photos de famille et les objets fétiches. Toujours dans le cadre de ce projet, les séances ont été filmées par Laure-Delamotte-Legrand, un artiste-vidéaste de renom tandis que le DVD a été nommé « Faire œuvre de soi ».

Alimentation : le roquefort pour vivre plus longtemps

Plat traditionnel français, le plateau de fromage accompagne tous les moments familiaux. Parmi la multitude de variétés de fromages produits dans le pays, le roquefort est communément appelé « Roi des fromages » et intéresse beaucoup des scientifiques britanniques qui affirment qu’il est à l’origine de la longévité des Français qui atteignent actuellement les 84,8 ans d’espérance de vie en moyenne.

En essayant de répondre à la problématique « Le fromage peut-il être la pièce manquante dans le puzzle du paradoxe français ? », les médecins Ivan Petyaev et Yuriy Bashmakov de la société de biotechnologie Lycotec, Cambridge, ont conclu que le roquefort contient des propriétés anti-inflammatoires qui entrent dans la lutte contre les maladies cardio-vasculaires. Ce fromage à pâte persillée conçue avec du lait cru de brebis est également bénéfique pour l’intestin, les douleurs de l’arthrite et la cellulite qui est un véritable signe du vieillissement. De plus, les scientifiques confirment que le roquefort qui a pris le temps de « murir » est nettement plus efficace lorsqu’il atteint un environnement acide comme la paroi de l’estomac ou l’épiderme. Enfin, Petyaev et Bashmakov explique ce paradoxe français par la consommation de vin rouge et les bienfaits des variétés de fromage à moisissures.

Roquefort : une exploitation pharmaceutique

Parue dans la revue Medical Hypothèses, la recherche sur le roquefort ouvre la voie à d’autres expérimentations scientifiques concernant le potentiel du produit largement exploitable dans les domaines pharmaceutiques ou cosmétiques. Pour Indépendance Royale, ces recherches sont de véritables atouts publicitaires pour le plus célèbre fromage français qui pourrait faire de nouveaux adeptes en Grande-Bretagne.